La masse de données que nous avons disponible est en croissance constante. Cette augmentation va de pair avec la croissance de nos capacités de calcul. Ainsi certains prédisent l’emergence d’une nouvelle approche scientifique fondées sur les les données. Néanmoins le Big Data comporte des enjeux et des problématiques épistémologique et éthiques profondes. Les derniers mois ont été riches en révélations diverses sur la surveillance généralisée appliquée par la NSA. Ces informations qui s’ajoutent à l’utilisation commerciale massive des informations privées des utilisateurs et de l’utilisation de plus en plus fréquente d’algorithmes pour contrôler des parties croissantes de nos droit fondamentaux ( liberté d’expression, droit à la vie privée, liberté de conscience, etc…) posent des questions fondamentales non seulement au niveau des sciences humaines mais aussi au niveau des sciences « dures ». Tous ces nouveaux moyens de contrôle sont développés par des informaticiens qui se retrouvent aujourd’hui dans la situation des physiciens atomiques du milieu du XXème siècle. Ce bien évidemment une vaste tache qui nécessite une approche multidisciplinaire. Le but de cet exposé est de traiter de ces questions.