Orateur
Description
L’énergie des plateformes d’irradiation radiobiologique est généralement de l’ordre de quelques MeV à quelques dizaines de MeV ne permettant pas d’utiliser les outils diagnostiques conventionnels (comme les chambres d’ionisation, utilisée sur les installations cliniques pour des énergies de plusieurs centaines de MeV) à cause de la perte d’énergie trop importante. Une des solutions est d’utiliser le volume d’air ambiant, présent entre la fenêtre de sortie de la ligne d’irradiation et les échantillons biologiques, comme milieu scintillant. L’ionisation des molécules de diazotes par les particules chargées va entrainer l’émission d’un spectre UV (entre 300 et 400 nm, avec un pic principal à 337 nm). Cette lumière peut être quantifiée à l’aide de photodétecteur rapide, tel que des PMTs ou SiPM.
Des études ont été menées au cyclotron ARRONAX avec différentes particules (proton et alpha), avec différentes structures temporelles (quasi-continu aux impulsions de l’ordre de la μs) et avec différentes intensités (courant faisceau de quelques nA au μA). Ces études ont montré la capacité de suivre en temps réel le faisceau d’ions avec une résolution temporelle de l’ordre de 1 ns sur une grande gamme d’intensité (du conventionnel < 1 nA à l’ultra haut débit de dose > 1 μA), de manière stable, répétable et reproductible. Des études sont à venir afin de comparer la réponse SiPM/PMT. Enfin des développements sont en cours à ARRONAX/SUBATECH et à IJCLab sur des moniteurs profileur de faisceau utilisant la fluorescence de l’air.