LOFAR est le premier radiotélescope de nouvelle génération, européen, d’une extension d’environ 2 000 km, presque entièrement numérique et dont l’exploitation est fondée sur le formalisme de l’équation de mesure. Il représente une avancée importante en radioastronomie car il explore pour la première fois en profondeur la gamme des basses fréquences (30-250 MHz), tout en faisant face à la propagation ionosphérique et à un environnement de brouillage radio sévère. L'une de ses «stations» constitutives se trouve à Nançay, en France. Au cours des sept dernières années, l’exploitation de LOFAR a fourni de nombreux résultats dans des domaines très variés de l’astrophysique, de la cosmologie à la planétologie, en passant par la physique des astroparticules. Il a également contribué à la construction de la nouvelle communauté européenne radio basses fréquences, et des outils qui la préparent au béhémoth de la radioastronomie moderne: SKA. Je rappellerai le fonctionnement de l’instrument, présenterai un bref aperçu des résultats obtenus en mettant l'accent sur la contribution française, et terminerai par quelques perspectives pour l’avenir de LOFAR.

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Europe/Paris

Philippe Zarka
LESIA & USN, Observatoire de Paris - CNRS - PSL.